Le trimestre a aussi été animé par l'entrée en Bourse, le 12 juin, du géant de l'aérospatial SpaceX, Goldman Sachs étant l'une des deux principales banques choisies pour diriger cette opération. ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA / SPENCER PLATT )
La banque d'affaires américaine Goldman Sachs a publié mardi des résultats nettement supérieurs aux attentes au deuxième trimestre, profitant de la volatilité des marchés avec la guerre au Moyen-Orient et de l'introduction en Bourse record de SpaceX.
"Les clients font appel à nous pour mener à bien leurs transactions les plus stratégiques et les plus importantes", s'est félicité David Solomon, PDG du groupe, cité dans le communiqué.
"Nous prévoyons que cette dynamique d'activité se poursuivra", a-t-il ajouté lors d'un appel aux investisseurs, évoquant un carnet de commandes "à son plus haut niveau depuis cinq ans".
La branche Global Banking and Markets (GBM) a vu son chiffre d'affaires bondir de 53% sur un an, à 15,52 milliards de dollars.
Elle contribue à elle seule aux trois-quarts du chiffre d'affaires global, qui a culminé à 20,34 milliards de dollars sur le trimestre. Le consensus de FactSet attendait seulement 16,23 milliards.
Le bénéfice net bondit de 84% d'une année à l'autre, à 6,40 milliards de dollars. Dilué par action, il ressort à 20,98 dollars, là où le consensus tablait sur un peu plus de 14 dollars.
Le marché a salué ces performances: vers 15H15 GMT, le titre grimpait de plus de 7% à la Bourse de New York. Depuis le début d'année, il a gagné 27%.
Dans son communiqué, Goldman Sachs met en avant "une hausse significative du chiffre d'affaires net dans les produits liés aux taux d'intérêt et aux matières premières".
Avec le conflit au Moyen-Orient, les cours du pétrole ont connu de brusques variations au deuxième trimestre. Le baril de Brent, la référence internationale, a tutoyé les 120 dollars fin avril avant de plonger jusqu'à près de 72 dollars en juin.
Dans son sillage, les taux d'intérêt de l'Etat américain ont aussi fait les montagnes russes. Les investisseurs s'attendent notamment à un resserrement monétaire de la Réserve fédérale face à l'accélération de l'inflation.
"Prémices" de l'IA
Le trimestre a aussi été animé par l'entrée historique à Wall Street du géant de l'aérospatial SpaceX, qui a levé 75 milliards de dollars à cette occasion.
Goldman Sachs a été l'une des deux principales banques choisies pour mener à bien cette opération et a pu en tirer d'importants profits.
Les commissions perçues par l'établissement sur les émissions d'actions ont été multipliées par plus de deux d'une année à l'autre, passant à 985 millions de dollars.
La branche Gestion d'actifs et de fortune (AWS) a, elle, vu son chiffre d'affaires gonfler de 20%, à 4,60 milliards de dollars.
Elle a permis de lever 31 milliards de dollars au cours du trimestre pour des fonds de crédit privé, a dévoilé M. Solomon, malgré les inquiétudes qui pèsent sur la santé du secteur.
Quant à l'intelligence artificielle, "tous les indicateurs dont nous disposons montrent que nous n'en sommes qu'aux prémices d'un cycle de développement de l'IA très, très important", a assuré le patron de Goldman Sachs.
Il a mis en avant les larges besoins en financement du secteur, sans écarter la possibilité de "soubresauts" ou de "réajustements".

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